Suppression du référendum obligatoire : une nouvelle trahison

Suppression du référendum obligatoire : une nouvelle trahison
La réforme des institutions, adoptée ce jour (mercredi 23)en Conseil des Ministres, prévoit la suppression de l'obligation de référendum pour toute nouvelle adhésion à l'Union Européenne.

Après avoir fait campagne sur le refus de l'adhésion de la Turquie, Nicolas SARKOZY veut faire sauter le verrou du référendum qui en constituait pourtant le principal blocage.

Non content d'avoir refusé de consulter les Français sur le traité de Lisbonne, qui reprenait l'essentiel de la Constitution Européenne rejetée par le référendum du 29 mai 2005, le Président de la République s'apprête à demander maintenant aux Parlementaires de la Majorité de renier l'un de ses principaux engagements présidentiels.

Le Président de Debout La République, Nicolas DUPONT-AIGNAN, en déplacement à Marseille les 24 et 25 avril à l'occasion de la commémoration du Génocide Arménien, appellera tous les Députés et Sénateurs de la Majorité à refuser d'être complices de cette trahison.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l'Essonne Président de Debout La République
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# Posté le samedi 26 avril 2008 07:45

Nicolas Dupont-Aignan : le dernier des opposants ?

Nicolas Dupont-Aignan : le dernier des opposants ?
Par Sylvain Lapoix

Gaulliste indépendant, Nicolas Dupont-Aignan joue le réseau local contre une élite coupée des électeurs qui ont dit « Non » au référendum. Acharné, cet « opposant professionnel » est le poil à gratter d'une droite en train de se réveiller.

« Vous allez peut-être me trouver frapadingue mais le peuple est avec nous ! » Malgré son sourire de petit garçon assorti à sa coupe de gendre idéal, il ne faut pas s'y tromper : Nicolas Dupont-Aignan est très sérieux. L'année 2007 a pourtant été difficile pour « NDA » : privé de présidentielle faute de parrainages suffisants, seul député de son parti, Debout la République (DLR) élu aux dernières législatives, privé de financement par l'UMP... Il aurait plus d'une raison de déprimer.

Mais la grogne qui monte à droite, dans l'électorat comme chez les élus, est du pain béni pour lui, qui l'élève au rang de contestateur en chef du Président. Nicolas Sarkozy, NDA le connaît depuis son entrée au RPR, en 1993. A l'époque, Sarko et sa bande le regardait déjà de travers quand il avait ravi à Karoutchi le poste stratégique de secrétaire aux Fédérations.

Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan ne pardonne pas au nouveau président de la République d'avoir déçu « l'espoir qu'il a suscité à droite » pendant la campagne. « En juin 2007, il avait une légitimité fabuleuse pour remettre en cause la pensée unique sur l'Europe à Bruxelles, peste-t-il. Mais sa vanité l'a emporté sur la raison. »

Hérault depuis plus de dix ans de la contestation d'une construction européenne qui menace, selon lui, « la grandeur de la France » - grandeur qu'il met en première ligne de son programme de gaulliste social-, Nicolas Dupont-Aignan profite de son indépendance pour voter contre le traité de Lisbonne, qu'il surnomme "Le coup d'Etat simplifié". Le 8 avril, il soutient la motion de censure, à l'inverse de Bayrou. Regain d'intérêt des journalistes qui viennent chercher ses piques contre Sarkozy tandis qu'une poignée de députés le félicitent (discrètement) de ses interventions à la tribune. « Nous partageons beaucoup d'idées, notamment sur l'Europe, confie Jacques Myard, députés UMP des Yvelines. Mais il a fait l'erreur de se marginaliser. »

Nicolas Dupont-Aignan n'est pas d'accord : « je ne me fie pas au raisonnement de la Salle des Quatre Colonnes. L'un de mes plus gros atouts, c'est mon réseau local. » Au moins une fois par semaine, le député-maire d'Yerres se rend en province : Lorraine, Bretagne, Centre... Cette semaine, c'est Marseille et Toulon, où il espère pouvoir renforcer son parti qui compte un peu moins de 10 000 adhérents aux profils variés - chevènementistes, anciens RPR ou encore villiéristes - qui l'animent dans 72 départements.

Parmi eux, Dominique Farçy, retraité et bénévole qui a « levé le doigt pendant le meeting de la Maison de la Chimie en 2007 » quand Nicolas Dupont-Aignan a demandé si certains souhaitaient se présenter aux législatives. Aujourd'hui il travaille presque à plein temps à la permanence de Yerres au milieu des milliers de tracts que les militants envoient à travers toute la France. Ce petit local est le QG d'une propagande nerveuse alimentée par les bonnes volontés : privé des subsides de l'UMP, Debout la République fonctionne avec 350 000 à 400 000 euros par an, en comptant les cotisations des adhérents, contre 600 000 en 2007. Une rigueur qui oblige cet « opposant professionnel », comme se surnomme Nicolas Dupont-Aignan, à être sur le pont à plein temps, s'accordant juste de quoi profiter de sa famille et de sa ville.

Ecole Saint-Exupéry, promenade Barbara, Cinéma Paradiso... A Yerres, « NDA » a marqué la ville de ses goûts. Faites le tour de la bâtisse rococo de la mairie, fouillez-en les couloirs et retournez chacune des chaises, vous n'y trouverez pas un seul drapeau européen !

Envoyé un peu par hasard dans cette commune des Yvelines pour se présenter contre un maire socialiste réputé imbattable, il est élu dès le premier tour en 1995. « Mon premier miracle », confie-t-il. Le second fut son élection comme député en 1997, au second tour cette fois et d'une courte tête (50,4%).

Depuis, il gère sa municipalité avec l'expérience acquise comme conseiller technique à la politique de la ville entre 1993 et 1995 chez François Bayrou puis Michel Barnier. En 2008, il est le maire le mieux élu de France, avec 78% des suffrages exprimés au premier tour.

Il préfère de loin la gestion de sa ville aux intrigues de parti. Ses premiers problèmes avec le RPR remontent à 1999, quand il s'oppose au traité d'Amsterdam - attitude jugée par ses coreligionnaires indigne du secrétaire national qu'il est alors. Toujours au sein du parti, il soutient la liste Pasqua-Villiers aux élections européennes et devient secrétaire général adjoint de leur Rassemblement pour la France. L'aventure se termine au bout de trois mois et il revient au RPR, « la queue basse, pour assister au détricotage du parti gaulliste », se souvient-il.

Gaulliste : il défend bec et ongles cet adjectif que l'UMP lui dénie. Il faut dire que ses positions eurosceptiques lui attirent des voisinages un peu sulfureux. « Je suis un républicain, insiste-t-il. Je ne veux pas être amalgamé avec le souverainisme ringard de Villiers : je suis un progressiste ! »

Philippe de Villiers, lui, aimerait bien capter la nouvelle aura du président de Debout la République : « Nicolas Dupont-Aignan fait le même bon constat que nous sur l'impossibilité de faire de la politique en France quand tout se décide à Bruxelles », explique Patrick Louis, député européen MPF. Paul-Marie Coûteaux espère aussi ce rapprochement qu'il tente de favoriser en vue des élections européennes de 2009.

Bref, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais été aussi courtisé mais il préférerait choisir ses prétendants. Son objectif est simple : « survivre jusqu'en 2012. » « Aujourd'hui, je ne vois personne qui veuille reprendre le flambeau de mes idées », déplore-t-il. Un avis que partage François-Xavier Vilain, député-maire de Cambrai affilié à DLR : « Je me retrouve dans ce qu'il exprime et il est le seul à porter ces idées-là sur l'Europe à droite. Les électeurs commencent à le connaître ! », ajoute-t-il. « Sincère » pour beaucoup, il est, pour un journaliste qui l'a suivi toute la campagne durant, « trop gentil. » Mais, de l'avis général, c'est un véritable acharné.

Sa motivation ? Des pères de famille qui l'encouragent à la sortie de la boucherie. Pour lui, le non au référendum sur le TCE a été le signal : « on a une élite d'abandon qui n'aime plus le peuple et vous voudriez que je travaille avec cette élite ? » Qu'il se rassure : cette élite n'a pas l'intention de lui proposer le moindre job. Face à un Président qui remet en cause la laïcité, réintègre l'Otan ou reste passif face à l'euro fort, NDA voit venir la révolte. « Ca va finir dans la rue, toute l'histoire est faite de ça, dit-il d'un air d'évidence. Il y aura besoin d'une recomposition politique et j'espère modestement pouvoir y participer. » Pour l'instant, Nicolas Dupont-Aignan organise la résistance. Seul.

Marianne2.fr

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# Posté le samedi 26 avril 2008 07:43

La France soumise n'est pas la France

La France soumise n'est pas la France
Déclaration de NDA du 8 avril dernier, suite à sa décision de voter la motion de censure

Aujourd'hui, j'ai décidé de voter symboliquement la motion de censure pour porter la voix silencieuse de nombreux parlementaires et de millions d'électeurs de la majorité, que le reniement présidentiel de notre indépendance nationale révolte. C'est une décision grave et mûrement réfléchie qui ne m'enchante pas, mais que j'assume pleinement.

Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est l'indépendance nationale, c'est « une certaine idée de la France ». Longtemps le RPR et l'UMP ont été fidèles à ce gaullisme responsable, digne et nécessaire pour l'avenir de notre pays. Hélas, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

La France ne gagnera rien à cette normalisation atlantiste, occidentaliste, qui n'est pas seulement le reniement de sa liberté diplomatique et de son rang mondial, mais aussi le reniement d'elle-même. La France soumise n'est pas la France. La France soumise ne serait d'aucune utilité au monde. Le président de la République aurait-il oublié ce propos historique du général de Gaulle : « Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. » ?

Tout cela pour quoi ?
Nous aurons des morts inutiles dans le bourbier afghan, qui restera sans issue hors d'une internationalisation renforcée dans le cadre de l'ONU.
Complètement réincorporés dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, nous subirons le sort des vassaux, sans garantie aucune de l'émergence d'une Europe de la défense utile et durable.
Hurlant avec les mauvais prophètes d'un « axe du mal » imaginaire, nous perdront notre voix originale dans le monde, tout en nous exposant inutilement à des fanatiques trop heureux, eux aussi, d'en avoir enfin fini avec l'universalisme français.

Je refuse cette politique catastrophique pour la France et les Français. Une politique dont il n'a jamais été question lors de la campagne présidentielle. Une politique qui a été annoncée depuis l'étranger. Une politique qui n'a fait l'objet d'aucun débat sérieux avec le gouvernement ni le Parlement et ne sera pas soumise, comme je l'avais réclamé, au vote des Français.

Oui, il y a encore des gaullistes à droite ! Oui, au-delà des clivages politiques, les Français sont envers et contre tout attachés à la liberté de la France !

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l'Essonne Président de Debout la République
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# Posté le mercredi 23 avril 2008 15:03

Echec des municipales : la rupture gaulliste, républicaine et sociale, plus que jamais d'actualité

Echec des municipales : la rupture gaulliste, républicaine et sociale, plus que jamais d’actualité
Municipales : le triple désaveu

Texte publié dans la rubrique « opinions » du magazine Marianne du 22 mars 2008


N'en déplaise à ceux qui veulent nier l'évidence, les élections municipales sont une claque pour le président de la République et pour l'UMP.

Le coup de balancier vers la gauche a d'ailleurs épargné tous les candidats de droite qui avaient été critiques à l'égard du comportement et de la politique présidentiels.

En restant à la maison, les électeurs de Nicolas SARKOZY de mai 2007, notamment l'électorat populaire, n'ont pas – comme on veut le faire croire aujourd'hui – manifesté une impatience sur le rythme des réformes.

Contresens total qui, s'il conduisait à accélérer droit dans le mur, provoquerait de graves désordres sociaux.

Il s'agit en fait d'un triple désaveu.

- Désaveu du style présidentiel, tout d'abord. Ce qui devait arriver est arrivé. Nicolas SARKOZY, à force de s'agiter en tous sens, de résumer sa fonction à des coups de showbiz, de se complaire dans l'argent et l'étalage de son ego, a choqué et déçu la France réelle. En ne parvenant pas à endosser les habits présidentiels, il sème une profonde inquiétude dans le pays.

- Désaveu de l'ouverture. La soi-disant idée géniale finit logiquement en véritable fiasco. Le débauchage des KOUCHNER, BESSON et autres, n'a pas apporté une voix. L'électorat traditionnel de la droite a été oublié. Simple succursale de l'Elysée dirigée par un collaborateur du président, l'UMP est maintenue dans un état de léthargie totalement incompatible avec le rôle d'un parti majoritaire !

- Désaveu surtout de la politique menée car en vérité cette politique n'a rien à voir avec celle promise ou susurrée durant la campagne présidentielle. Les Français ont cru que Nicolas SARKOZY réussirait là où François MITTERAND et Jacques CHIRAC avaient échoué. Mais une fois élu, le volontarisme politique anti-pensée unique, inspiré par Henri GUAINO, a laissé la place au conformisme libéral, atlantiste et européiste.

Le traité de Lisbonne a été ratifié dans le dos du peuple, au plus total mépris des aspirations de justice sociale et de liberté démocratique exprimées lors du référendum de 2005, l'euro flambe sans susciter de réaction présidentielle sérieuse, les délocalisations se multiplient, les poches des Français se vident et la grogne sociale s'amplifie.

La question est simple aujourd'hui : le Président peut-il changer d'attitude ? Le Gouvernement peut-il changer de politique ? En toute probabilité, soyons francs, cela relèverait du miracle... Aussi, seule la pression d'une offre politique vraiment alternative peut faire évoluer le système. Il ne s'agit pas, fondamentalement, d'être un peu plus au centre, comme le préconisent certains, ou un peu plus à droite ou à gauche, comme le disent quelques autres.

Il faut en réalité mettre en œuvre une autre politique économique et sociale, qui protège davantage notre tissu industriel et nos emplois, réduise les inégalités criantes d'aujourd'hui au lieu de les exacerber et valorise nos atouts pour renouer avec la croissance. Bien entendu, cela implique de briser le tabou de la pensée unique européenne et de refonder la construction de l'Europe sur des bases enfin assainies. Dans le chaos libéral mondial qui se développe sous nos pieds, l'Europe peut renaître si le peuple français a le courage d'aller au bout de sa logique de mai 2005, remettant en cause les carcans de la Banque centrale européenne, de la Commission toute-puissante de Bruxelles et du gouvernement des juges de la Cour européenne de Justice. Avec un baril de brut à 110 $, un euro à plus d'1,6 $ (bientôt 1,7 ?), un déficit commercial et un chômage de masse structurellement grandissants, l'heure de vérité approche inexorablement.

L'alternative sera simple : ce sera la rue ou la rupture européenne. Les élections au Parlement européen de 2009 seront, à cet égard, déterminantes... Tous les gaullistes, les républicains, les forces politiques indépendantes des appareils et lucides quant à la situation, devraient s'unir pour percer dans les urnes et porter ce nouveau message d'espérance.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député DLR de l'Essonne Président de Debout la République
# Posté le jeudi 27 mars 2008 19:05

L'européanisation de la dissuasion française serait une triple faute !

L’européanisation de la dissuasion française serait une triple faute !
Européanisation de la dissuasion française : un nouveau coup d'éclat au détriment de l'intérêt supérieur de la France

Le président de la République vient de resservir la vieille lune de la mise au pot commun européen de la force de frappe nucléaire française.

Une européanisation de notre dissuasion nucléaire, tout comme celle de notre droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies régulièrement préconisée par exemple au Parlement européen, serait une triple faute :

- faute stratégique, car il est évident que les 27 pays de l'UE, majoritairement atlantistes ou neutres, ne peuvent s'entendre sur une doctrine d'emploi du feu nucléaire, ultime élément de la défense d'intérêts vitaux bien compris. La France risque ainsi d'aliéner sa dissuasion nucléaire, élément majeur de sa politique d'indépendance nationale, sans pour autant parvenir à bâtir aucune dissuasion nucléaire européenne, à ce jour sans objet.

- Faute diplomatique aussi, car la France n'obtiendra rien de significatif en contrepartie de cette européanisation paralysante de sa dissuasion, en particulier sur le terrain économique et monétaire où l'urgence d'une réorientation européenne, elle, se fait chaque jour plus pressante.

- Faute politique enfin, car le peuple français ne pardonnerait pas à ses dirigeants d'abandonner, au nom d'un geste européen aussi hasardeux qu'inutile, le principal élément de sa sécurité et de son indépendance.

En s'inscrivant dans la dérive supranationale au lieu de l'infléchir, la France sacrifierait pour rien son rang de puissance nucléaire, ce que n'envisage nullement son alter ego britannique. Le président SARKOZY, qui ne manque jamais une occasion de proclamer son attachement à l'héritage du général de Gaulle, commettrait en réalité une faute très lourde vis-à-vis de notre pays.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l'Essonne Président de Debout la République
# Posté le samedi 22 mars 2008 13:45

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