Echec des municipales : la rupture gaulliste, républicaine et sociale, plus que jamais d'actualité

Echec des municipales : la rupture gaulliste, républicaine et sociale, plus que jamais d’actualité
Municipales : le triple désaveu

Texte publié dans la rubrique « opinions » du magazine Marianne du 22 mars 2008


N'en déplaise à ceux qui veulent nier l'évidence, les élections municipales sont une claque pour le président de la République et pour l'UMP.

Le coup de balancier vers la gauche a d'ailleurs épargné tous les candidats de droite qui avaient été critiques à l'égard du comportement et de la politique présidentiels.

En restant à la maison, les électeurs de Nicolas SARKOZY de mai 2007, notamment l'électorat populaire, n'ont pas – comme on veut le faire croire aujourd'hui – manifesté une impatience sur le rythme des réformes.

Contresens total qui, s'il conduisait à accélérer droit dans le mur, provoquerait de graves désordres sociaux.

Il s'agit en fait d'un triple désaveu.

- Désaveu du style présidentiel, tout d'abord. Ce qui devait arriver est arrivé. Nicolas SARKOZY, à force de s'agiter en tous sens, de résumer sa fonction à des coups de showbiz, de se complaire dans l'argent et l'étalage de son ego, a choqué et déçu la France réelle. En ne parvenant pas à endosser les habits présidentiels, il sème une profonde inquiétude dans le pays.

- Désaveu de l'ouverture. La soi-disant idée géniale finit logiquement en véritable fiasco. Le débauchage des KOUCHNER, BESSON et autres, n'a pas apporté une voix. L'électorat traditionnel de la droite a été oublié. Simple succursale de l'Elysée dirigée par un collaborateur du président, l'UMP est maintenue dans un état de léthargie totalement incompatible avec le rôle d'un parti majoritaire !

- Désaveu surtout de la politique menée car en vérité cette politique n'a rien à voir avec celle promise ou susurrée durant la campagne présidentielle. Les Français ont cru que Nicolas SARKOZY réussirait là où François MITTERAND et Jacques CHIRAC avaient échoué. Mais une fois élu, le volontarisme politique anti-pensée unique, inspiré par Henri GUAINO, a laissé la place au conformisme libéral, atlantiste et européiste.

Le traité de Lisbonne a été ratifié dans le dos du peuple, au plus total mépris des aspirations de justice sociale et de liberté démocratique exprimées lors du référendum de 2005, l'euro flambe sans susciter de réaction présidentielle sérieuse, les délocalisations se multiplient, les poches des Français se vident et la grogne sociale s'amplifie.

La question est simple aujourd'hui : le Président peut-il changer d'attitude ? Le Gouvernement peut-il changer de politique ? En toute probabilité, soyons francs, cela relèverait du miracle... Aussi, seule la pression d'une offre politique vraiment alternative peut faire évoluer le système. Il ne s'agit pas, fondamentalement, d'être un peu plus au centre, comme le préconisent certains, ou un peu plus à droite ou à gauche, comme le disent quelques autres.

Il faut en réalité mettre en ½uvre une autre politique économique et sociale, qui protège davantage notre tissu industriel et nos emplois, réduise les inégalités criantes d'aujourd'hui au lieu de les exacerber et valorise nos atouts pour renouer avec la croissance. Bien entendu, cela implique de briser le tabou de la pensée unique européenne et de refonder la construction de l'Europe sur des bases enfin assainies. Dans le chaos libéral mondial qui se développe sous nos pieds, l'Europe peut renaître si le peuple français a le courage d'aller au bout de sa logique de mai 2005, remettant en cause les carcans de la Banque centrale européenne, de la Commission toute-puissante de Bruxelles et du gouvernement des juges de la Cour européenne de Justice. Avec un baril de brut à 110 $, un euro à plus d'1,6 $ (bientôt 1,7 ?), un déficit commercial et un chômage de masse structurellement grandissants, l'heure de vérité approche inexorablement.

L'alternative sera simple : ce sera la rue ou la rupture européenne. Les élections au Parlement européen de 2009 seront, à cet égard, déterminantes... Tous les gaullistes, les républicains, les forces politiques indépendantes des appareils et lucides quant à la situation, devraient s'unir pour percer dans les urnes et porter ce nouveau message d'espérance.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député DLR de l'Essonne Président de Debout la République
# Posté le jeudi 27 mars 2008 19:05

L'européanisation de la dissuasion française serait une triple faute !

L’européanisation de la dissuasion française serait une triple faute !
Européanisation de la dissuasion française : un nouveau coup d'éclat au détriment de l'intérêt supérieur de la France

Le président de la République vient de resservir la vieille lune de la mise au pot commun européen de la force de frappe nucléaire française.

Une européanisation de notre dissuasion nucléaire, tout comme celle de notre droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies régulièrement préconisée par exemple au Parlement européen, serait une triple faute :

- faute stratégique, car il est évident que les 27 pays de l'UE, majoritairement atlantistes ou neutres, ne peuvent s'entendre sur une doctrine d'emploi du feu nucléaire, ultime élément de la défense d'intérêts vitaux bien compris. La France risque ainsi d'aliéner sa dissuasion nucléaire, élément majeur de sa politique d'indépendance nationale, sans pour autant parvenir à bâtir aucune dissuasion nucléaire européenne, à ce jour sans objet.

- Faute diplomatique aussi, car la France n'obtiendra rien de significatif en contrepartie de cette européanisation paralysante de sa dissuasion, en particulier sur le terrain économique et monétaire où l'urgence d'une réorientation européenne, elle, se fait chaque jour plus pressante.

- Faute politique enfin, car le peuple français ne pardonnerait pas à ses dirigeants d'abandonner, au nom d'un geste européen aussi hasardeux qu'inutile, le principal élément de sa sécurité et de son indépendance.

En s'inscrivant dans la dérive supranationale au lieu de l'infléchir, la France sacrifierait pour rien son rang de puissance nucléaire, ce que n'envisage nullement son alter ego britannique. Le président SARKOZY, qui ne manque jamais une occasion de proclamer son attachement à l'héritage du général de Gaulle, commettrait en réalité une faute très lourde vis-à-vis de notre pays.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l'Essonne Président de Debout la République
# Posté le samedi 22 mars 2008 13:45

Réélection de NDA à Yerres : DLR salue le record 2008 de la municipalité (de plus de 20 000 habitants) la mieux élue de France métropolitaine

Yerres décroche la palme de la municipalité la mieux élue des villes métropolitaines de plus de 20 000 habitants

La commune d'Yerres en Essonne (28 500 habitants), en élisant à 79,7% au premier tour des élections municipales la liste conduite par son Député-Maire sortant (Debout la République), Nicolas DUPONT-AIGNAN, remporte la palme de la municipalité la mieux élue des villes métropolitaines de plus de 20 000 habitants.

En effet, à l'exception de quelques communes à liste unique, Yerres s'est classée en tête des quelque 200 plus grandes villes de France métropolitaine par la proportion des suffrages apportés à sa liste victorieuse, de surcroît face à celle du parti socialiste.

Ce très beau score récompense une action d'intérêt local dans la durée, dans le souci de la meilleure gestion des deniers publics, dans la continuité du suivi des dossiers au plus près des habitants et le respect des engagements pris.

C'est cette conception de l'action politique, tant au plan local que national, que Debout la République défend à travers son projet pour notre pays.

Jean-Pierre ANTONI Secrétaire général de Debout la République
# Posté le samedi 15 mars 2008 09:05

Indépendance du Kosovo : attention danger !

Indépendance du Kosovo : attention danger !
Indépendance du Kosovo : une bombe à retardement

L'indépendance du Kosovo, en violation du droit international et sans accord au sein de l'ONU, constitue un précédent particulièrement dangereux pour la stabilité du continent européen.

Cet Etat artificiel, sous complète perfusion des Etats-Unis et d'une partie des pays de l'Union européenne, est une véritable bombe à retardement placée au c½ur des Balkans, zone particulièrement fragile de l'Europe depuis plus de 150 ans.

La décision précipitée de la France de reconnaître cette indépendance témoigne de son alignement de plus en plus grand sur les Etats-Unis et d'une inconscience croissante de sa politique étrangère.

Après l'avoir accordée aux Kosovars albanophones, comment refusera-t-on demain aux Albanais de Macédoine, aux Serbes de Bosnie, aux Catalans, aux Basques, aux Hongrois de Slovaquie et de Roumanie, à toutes les minorités nationales européennes séparatistes ou irrédentistes, des autodéterminations-sécessions grosses d'un réveil dévastateur des rivalités nationalistes en Europe ?

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l'Essonne Président de Debout la République
# Posté le jeudi 21 février 2008 13:52

Après la ratification du Traité de Lisbonne...


Lisbonne : l'UE s'est tiré une balle dans le pied


En imposant au peuple français, contre sa volonté explicite, un traité qui aggrave ses dérives, les dirigeants européens viennent de tirer une balle dans le pied de l'UE, compromettant sa légitimité.

Dans ce gâchis, qui conduira à de nouvelles et inutiles souffrances économiques et sociales pour les Français comme pour les autres Européens, l'UMP et le PS portent une part égale de responsabilité. Les Français sauront s'en souvenir.

Nos concitoyens, comme les autres Européens, ne doivent pas céder à la résignation ni au désespoir car cette mauvaise Europe s'écroulera tôt ou tard. Au contraire, le temps est venu de la réappropriation par les peuples d'une belle idée européenne usurpée, dévoyée et confisquée par une caste d'intouchables. Avec tous ceux qui croient en l'avenir des nations libres dans une Europe indépendante et prospère, je me battrai pour la bonne Europe qu'attendent les citoyens, celle qui protège et renforce ses pays membres. Les élections européennes du printemps 2009 seront la première étape de cette reconquête démocratique.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l'Essonne Président de Debout la République
# Posté le lundi 11 février 2008 11:47